Wow. La vieille partie de la capitale de l’île ne manque pas de charme. À la croisée de la culture africaine, arabe et indienne. Ville de sultans, de bains perses, de harem. Ville où les ruelles sont reines. villes où se perdre est une tradition sinon une obligation. Ville où les portes ont toutes une histoire, où derrière elles se cachent une mémoire de plusieurs siècles.
On a pris une chambre au Coco de Mer. Une chambre minuscule avec des lits typiques zanzibariens. Tout en bois, avec le moustiquaire qui se prend en baldaquin. Des lits très haut, car avant, il y a longtemps, les esclaves dormaient sous le lit de leurs maîtres.
Ston Town fut notre dernière destination avant de reprende l’avion vers Nairobi. Après les safaris, les montagnes, la plage, ce fut un grand contraste, mais ô combien émouvant et passionnant.
L’Homme était de nature très sociable, nous avions des line-ups d’amis qui voulaient nous vendre des CD, des souvenirs, une excursion, un taxi, etc. Heureusement, et là je pèse mes mots que nous étions en basse saison. Je ne peux imaginer comment cette ville, sacré patrimoine mondiale de l’Unesco, est envahi par les touristes en haute saison…. Nous avions lu dans le guide qu’il fallait à tout prix assister à un concert de Taarab, la musique légendaire de l’île. On a cherché, on s’est perdu, bref on a fait le tour des ruelles pour enfin trouver le Musical Cultural Club, un club mythique, un peu comme le Buena Social Club de Zanzibar. Ils sont une vingtaine de musiciens, les femmes chantent pour la plupart et dans l’après-midi après s’être présentés, ils nous ont dit de revenir en soirée, pour assister à leur répétition. J’avais mis ma belle robe, avec mon châle, prête à danser si jamais on daignait m’inviter… Le Taarab, c’est une musique nostalgique, qui parle d’amour, avec des violons, des accordéons, des guitares style cithare et des percussions. Arabes dans l’âme, indienne dans la mélodie et africains dans les rythmes. Vous l’entendez?
Nous retournons au Club le soir. Mais non pas de répétition. Pas ce soir. Alors on a joué au domino avec eux!!! On a perdu mais ce fut une belle soirée, communiquer avec eux. Et ils nous ont réinvité pour le lendemain soir. Notre dernier soir à Zanzibar. La magie sera au rendez-vous. Et elle l’était. Les musiciens étaient plus nombreux que les spectateurs (4). Le charme de Stone Town a opéré. J’ai dansé avec les dames. Nous avons ri. Mon swahili est limité mais on s’est compris. L’enchantement de la musique a effacé les barrières de langue.
À voir à Stone Town, le Palais des Merveilles, le Old Fort, les nombreuses ruelles, les portes, les sourires derrières les portes. Bref, se laisser envoûter par la ville de pierre….
Et aussi, se balader après le coucher de soleil sur les rives et déguster les nombreux poissons sur le BBQ. C’est un chemin de chefs cuisiniers (avec le chapeau) qui nous offrent tous les poissons possibles, un chapati au coconut et pour dessert, des crêpes bananes et chocolat. Le cook nous a précisé que le chocolat était anglais…!!! Ça valait le détour! J’ai pris homard, king fish et tuna…
La description de Stone Town tirée du site de l’Unesco : La Ville de pierre de Zanzibar est un magnifique exemple des villes marchandes côtières swahilies d’Afrique de l’Est. Elle a conservé un tissu et un paysage urbains quasiment intacts, et beaucoup de bâtiments superbes qui reflètent sa culture particulière, fusion d’éléments disparates des cultures africaines, arabes, indiennes et européennes sur plus d’un millénaire.
Les photos dans le prochain billet.

Stone Town en quelques photos…
Coucher de soleil
Maison typique, Stone Town
Les dédales de Stone Town
Coucher de soleil Stone Town
La vieille ville et l'océan indien
Taarab avec le Musical Culture Club de Zanzibar