Archives par tag : montreal

J’aime Karkwa… et cette chanson (particulièrement)

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Karkwa – Marie tu pleures pour rien – Un Concert à emporter from La Blogotheque on Vimeo.

**Ils font un travail remarquable, ces « blogothèqueux »…!

Black Dub – Daniel Lanois with Trixie Whitley, Brian Blade and Daryl Johnson

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L’homme m’a dévoilé ce vidéo dans le cadre d’un tournage qu’il prépare. J’ai été envoûtée, ça fait deux jours que je carbure à cette chanson. Et le clip est magnifique.

Pour en savoir plus sur le collectif Black Dub

Ils seront à Montréal dans le cadre du Festival de Jazz le 2 juillet. Et bien, moi aussi!

Patricia aux Rendez-vous du cinéma québécois

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J’ai presque envie de commencer une série de billets en hommage avec la série Martine à la plage, etc…. Mais je préférais grandement Les Malheurs de Sophie aux innocentes aventures de Martine. Déjà, le mode mineur m’interpellait.

Mais parlons cinéma. La grande rencontre hivernale de notre cinéma a lancé sa programmation mercredi dernier. Les Rendez-vous du cinéma québéois se tiendront du 17 au 27 février. Allez visiter le site, je ne vous ferai pas le résumé ici.

Par contre, voici où je serai… Question de me trouver, me retrouver ou m’éviter!!! (ton du jeudi après-midi après 3 cafés, un pot au chocolat au Laïka…)

____—tiré du site des RVCQ

Fiction web interactive : RemYx, Journal d’un coopérant et The Truth about Marika
Mardi 23 février – 09h30 à 12h00
Cinémathèque québécoise – salle Fernand-SeguinDeux études de cas de projets de fictions Web québécois : la Websérie interactive RemYx (VivaWeb/Radio-Canada.ca) et Journal d’un coopérant (dernier projet du cinéaste Robert Morin et de Daniel Canty). Les créateurs, producteurs et distributeurs/diffuseurs décortiquent ces projets, de l’idée jusqu’à son aboutissement, en présentant les défis, les limites, les impératifs de chacun des maillons de la chaîne de création et de diffusion. Également au programme, Véronique Marino (Espace in.fusion, INIS) étudie une Websérie interactive suédoise particulièrement innovante, The Truth about Marika.

Le grand pitch RVCQ
Mardi 23 février – 14h00 à 17h00
L’appel a été lancé en janvier : proposez aux RVCQ votre meilleur projet de fiction Web interactive ou multiplateforme. De concert avec espace in.fusion, cinq projets ont été retenus et, en amont du pitch, leurs développeurs ont pu profiter de trois jours d’ateliers avec des spécialistes des médias numériques et de l’interactivité. Ils vont exposer et défendre leur projet devant un comité d’experts triés sur le volet:  Jérôme Hellio (Radio-Canada.ca), Marc Beaudet (Turbulent Média, RPM), Bruno Légaré (Téléfilm Canada) et Claire Dion (Fonds Bell).

Fernand Dansereau cinéaste
Samedi 20 février – 14h00 à 17h00 Cinémathèque québécoise – Espace cocktail
Pionnier de notre cinéma et toujours force vive à plus de 80 ans, Fernand Dansereau présente en première aux Rendez-vous son tout dernier film, Porteurs d’espoir. Entré à l’ONF en 1955, il touche à tout, et devient le premier directeur du studio français en 1960. En 1965, il réalise Le festin des morts et s’ensuit une longue carrière de cinéaste et scénariste où il navigue sans cesse entre ses ambitions artistiques (Ce n’est pas le temps des romans, La brunante) et ses préoccupations sociales (St-Jérôme, Porteurs d’espoir).  Rencontre avec un géant du cinéma québécois.

Documentaires, comment ça va avec la production?
Samedi 20 février – 17h00 à 19h00
Cinémathèque québécoise – Espace cocktail
Comment se porte le genre documentaire au Québec? À la lumière de la production documentaire des deux dernières années, quels constats, tristes comme heureux, pouvons-nous dresser? Le poids du direct est-il trop lourd à porter? Les impératifs télévisuels sont-ils aussi ravageurs qu’on le pense? Le documentaire québécois souffre-t-il d’un excès de « bien pensant »? L’essai documentaire est-il en voie de disparition? Avec Fréderick Pelletier, Sylvie Van Brabant, Luc Bourdon et Patricio Henriquez.

Bruno Dumont cinéaste
Vendredi 26 février – 14h00 à 17h00
Cinémathèque québécoise – Espace cocktail
Brillant cinéaste, Bruno Dumont construit depuis près de 15 ans une oeuvre inclassable.  Épuré, rigoureux, plastiquement sublime, son cinéma sacralise la vie, en même temps qu’il traque la perte de repères dans le monde actuel. Loin des modes et des effets de style, Dumont puise dans la grâce et la virginité professionnelle des comédiens qu’il choisit pour arriver à une véritable épure du réel dans la fiction. Sa filmographie compte cinq films, tous présentés en rétrospective dans le cadre des Rendez-vous, dont le plus récent, Hadewijch, présenté en primeur au Québec.

Les films que j’irai voir (et je ferai tout mon possible)

La dernière fugue, Journal d’un coopérant, L’amour au pays des orignaux, Ter, Porteurs d’espoirs,En ce temps-là: souvenirs des derniers jours de la colonie du Kenya, (que j’avais raté aux RIDM), Taqwacore: La naissance de l’Islam punk,  Miroir noir,   Baklava Blues. Donc, principalement des documentaires et les primeurs en long-métrage de fiction. Mais je vais tenté les courts métrages aussi… Le temps, ce fameux temps qui passe trop vite….

Les films que je vous conseille avant qu’une projection grand écran ne soit plus possible….
La théorie du tout, Hommes à louer, ..et la musique, Visionnaires planétaires, La belle visite, La donation,  et j’en passe.

Allez hop! Au cinéma tous!

Sexy Béton – je suis allée au théâtre, je me suis assise et j’ai pleuré

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Connaissez-vous la troupe de théâtre Projet Porte Parole?. Jeune compagnie de théâtre très dynamique, ils occupent une place unique dans le monde théâtral au Québec, avec une démarche documentaire. J’ai commencé à les suivre en 2003, simultanément avec les débuts de Parole citoyenne. Donc du théâtre documentaire.

En 2007, ils ont démarrer un projet ambitieux, Sexy Béton, pièce bilingue en trois épisodes. Et ce janvier, c’est la conclusion du troisième épisode, que j’ai eu la chance de voir, de vivre.

La bande-annonce de la pièce

Sexy béton, une pièce en trois épisodes from Porte Parole on Vimeo.

Quelques mots à propos de Sexy béton (tiré de leur site)
——-Brett et Maude, deux acteurs, sont  intrigués par la lecture d’une histoire qui relate l’effondrement d’un pont, tuant cinq personnes dans leur ville.  Quand ils découvrent que les personnes, qui l’ont construit et étaient en charge de son entretien, ne  veulent endosser aucune responsabilité, ils démarrent une enquête.  Leur odyssée les  conduit aussi bien chez les victimes encore dévastées que dans les salles des conseils  d’administration et les bureaux feutrés de l’élite politique et financière, où circulent  des rumeurs de conspiration de mafia et de collusion du monde de la construction qui  menacent leur quête de vérité.

À chaque étape, leur mission de créer un drame “sexy” est mise en péril par leur sujet “béton”.  Ils veulent blâmer quelqu’un pour l’effondrement du pont et secourir les victimes innocentes.  Mais, finalement, ils sont contraints de tirer des conclusions moins glamour : le pont en question est une partie de leur propre monde malade et, qui sait peut-être, eux-mêmes ont-ils quelque chose à voir dans cette faillite collective.

Sexy béton est un suspense politique hantant notre passé, mais encore actuel : les unes des médias ne cessent de rapporter des chutes fréquentes et choquantes de blocs de ciment des infrastructures au Québec.  La pièce est aussi un appel urgent à l’engagement des citoyens au moment où, par exemple, les projets de reconfiguration de l’échangeur Turcot à Montréal risquent d’affecter notre ville pour des décennies.——-

Voilà pour le résumé. On parle du Pont de la Concorde évidemment. Tragédie qui est survenue le 30 septembre 2006.

Je n’ai pas eu la chance de voir les deux premières pièces mais j’ai eu la chance de les lire le week-end dernier. Déjà, juste les mots m’avaient gagnée. Beaucoup d’émotions, beaucoup d’intelligence dans le propos. L’aventure de Sexy Béton et son écriture, c’est l’œuvre d’Annabel Soutard. J’y reviendrai.

Bref, mardi soir, j’allais voir l’épisode trois, le dernier, l’Abandon. J’ai passé une soirée éprouvante. Magnifique. Intense. Pas facile.

Tout est parfaitement intégré dans Sexy Béton.

  • La réflexion politique
  • Les émotions
  • Le désespoir
  • L’engagement
  • L’éthique
Photo © Kirk Wight

Photo © Kirk Wight

Et l’expérience théâtrale? Intense. D’excellents comédiens, scénographie sobre mais efficace, un texte troublant et la frontière entre transposition dans l’acte de création et réalité qui s’amenuit de plus en plus, nous transportant vers une conclusion déchirante et si intègre. Je vous donne un indice. Le film Valse avec Bashir. Et toutes les présentations sont suivies d’une discussion avec le public.

Bravo Annabel et bravo à toute l’équipe.

Vous savez quoi? Cette pièce de théâtre est une puissante métaphore. Celle de notre infrastructure défaillante : notre responsabilité collective. Notre société qui inexorablement se détisse. Notre individualisme en puissance. Notre sens collectif en « impuissance ». L’auteure Annabel s’est totalement investie dans cette aventure, enquête, engagement et relations avec les familles des victimes.

J’ai été au théâtre et j’ai pleuré. De rage. De colère. D’espoir.

Juste avant de quitter, Haïti avait tremblé. Je vous parlais de métaphore plus haut. Je n’ai rien d’autre à ajouter.

Sexy Béton – Épisode 3 – L’abandon
Au centre Seagal jusqu’au 21 janvier.

En ce premier lundi de décembre…

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Le rituel tient la route pour la deuxième semaine consécutive. Bravo!

Primo, je vous partage une photo que j’ai prise dans le métro cette semaine. JE N’EN PEUX PLUS DES PUBS des guichets de la Banque Laurentienne… Alors j’ai triché un peu.Par ici les pubs…!!!

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RESTO
Café Griffintown. On m’en a dit beaucoup de bien mais je vais le tester cette semaine. Il paraît que les brunchs sont décapants et très bon rapport qualité/prix. J’adore le décor. Et le soir, il y a des concerts , contre-basse, etc. Charmant.
1378 Notre-Dame ouest.

CINÉMA
J’en ai parlé plus tôt cette semaine et je vous le recommande grandement :  H2Oil. Plus, le documentaire Visionnaires Planétaires de Sylvie Van Brabant. Plus, si vous vous sentez les larmes au coin de l’œil et vous sentez la pression digne de la mer Rouge, courez voir Brothers. Pâle copie d’un film danois de Susanna Bier, le réalisateur Jim Sheridan installe tout de même un climat tendu au sein d’une famille écorchée par la guerre. Celle qui revient hanter ses hommes.

On dit du grand bien l’excentrique film d’animation Panique au village.


Robert Morin, l’enchanteur

Cinéaste à part, Robert Morin nous invite à vivre sa dernière aventure.  Son prochain film, Journal d’un coopérant, tourné au début de l’été dernier au Burundi, nous est présenté sous un blogue…. Un blogue tenu par Jean-Marc Phaneuf, un électronicien québécois engagé dans la coopération internationale. Jean-Marc, c’est un personnage. Tenu par Robert Robert Morin.

Les frontières ont éclaté.  Enfin une expérience où le web croise la fiction et la fiction se mêle à nos propres identités. Donc, à visiter journalduncooperant.com… et à suivre la création du film avec un véritable maître des faux semblants…

LIVRES
610176Emmanuel Carrère, vous connaissez? L’excellent auteur des romans « Un roman russe, La classe de neige, La moustache, L’adversaire » et j’en passe..bref, il est prolifique, a même été derrière la caméra pour les adaptation de ses romans La classe de neige et La Moustache.

Je suis littéralement (le mot est faible) plongée dans son dernier récit D’autres vies que la mienne... aux éditions POL. Fort, poignant, vrai. Ses mots sont d’une force de frappe qui fait mal, qu’on ne peut pas oublier. Jamais il ne tombe dans la facilité. Ses mots suent la vérité. Emmanuel Carrère – c’est de l’intensité en condensé. Voir l’article dans le Magazine littéraire.

Et je vous reparlerai plus en détails du livre des entretiens du cinéaste Bernard Émond avec l’autre cinéaste Simon Galiero -La perte et le lien.

Quelques hyperliens

Timeline des réseaux sociaux
The blind men and the elephant: A case for transmedia storytelling.
Projet Canvas launched

Et dans vos oreilles, le dernier album de Chloé Ste-Marie – Nitshisseniten e Tshissenitamin (Je Sais Que Tu Sais).

Bonne semaine et vivement de la neige qui reste au sol…

Hommes à louer – un documentaire de Rodrigue Jean

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C’était un samedi soir. Un film d’une durée de deux heures vingt minutes. Et vous savez quoi? Je n’ai pas envie d’en faire la critique. Mais bien plus envie d’en faire l’apologie. Hommes à louer, de Rodrigue Jean est un grand film, l’un des plus grands documentaires de notre cinématographie. Un film à voir et ce n’est pas un film facile. Filmé sans artifice, portraits de douze jeunes qui se livrent à la caméra avec un naturel défiant le réel et qui nous relate leurs vies de travailleurs du sexe, leurs vies avec leur compagne, la drogue, leur vies qui sont des montagnes russes de lucidité, d’espoirs escamochés. Mais le tout dans une rigueur, une intelligence du regard du rélisateur Rodrigue Jean. Ça dépasse l’empathie car en fait, il s’agit d’un dialogue, qui débute lentement avec une certaine réserve pour débouler dans une vraie conversation. Et nous sommes littéralement happés dans ce jeu de vérité. Bouleversant. J’en suis encore à m’en remettre…

Il y a eu toute une histoire autour de la sortie du film. En fait, la production du film a été arrêté à des nombreuses occasions, révélant un bras de fer entre le réalisateur et ses collaborateurs avec les producteurs (privé et institutions). Mais question de ne pas trop revenir sur cette saga, ce qu’il faut retenir à mon avis, c’est cette lutte sur la durée d’une oeuvre. Durée qui joue sur la manipulaiton du réel. Et Rodrigue Jean avait annoncé ses couleurs bien avant la production du film. Il fallait à tout prix éviter de tomber dans le sensationnalisme. Et son film avait tout les ingrédients pour ; sexe, prostitution, drogue, vies écrochés. Le réalisateur s’est battu et nous avons donc droit à la vraie version du film, une œuvre qui a trouvé sa durée. Pour en savoir plus sur la saga, je vous invite à lire la très belle lettre de Sylvain l’Espérance, une autre lettre d’André Habib et un article d’Annabelle Nicoud.

Alors saga terminée ou pas, le privilège est là. L’accessibilité de cette œuvre, de ce chef-d’œuvre. Comme spectateur, on ne peut pas se défiler de la réalité intègre qui se dévoile sous nos yeux. Ce n’est pas un film facile, je l’ai déjà dit. Mais un film plus que nécessaire. Vous en sortirez émus, vous aurez ri et vous aurez grandi.

Hommes à louer, un film de Rodrigue Jean - © ONF et Informaction

Hommes à louer, un film de Rodrigue Jean - © ONF et Informaction

Et ce n’est pas seulement la véracité de son contenu qui en fait un grand film, mais tout aussi des procédés cinématographiques qui deviennent de grandes et puissantes métaphores. On aperçoit très souvent la preneuse son, qui prend le temps d’installer le micro sur la poitrine des jeunes, une brève mise à nu avant la vraie. La ville de Montréal, toujours au loin, floue, indifférente à la vie et l’avenir de ces jeunes. Privilégiant le huis-clos, on n’a jamais l’impression qu’on étouffe. Mais ces jeunes, oui, ils étouffent. Pas de voyeurisme, pas de fausse compassion ou de sympathie hypocrite.

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Go. Au cinéma Parallèle du 25 septembre au 1er octobre à 15h15 > 18h00.
Hommes à louer, un film de Rodrigue Jean, 2009.

Ben Harper, l’artiste

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Ça m’a pris plus d’une semaine pour m’en remettre. Me remettre de mes émotions, mettre de l’ordre dans le désordre créé par la prestation de M. Harper et des ses acolytes. Ça s’est passé le 12 mai dernier. C’était l’anniversaire de mon Homme, qui est aussi un fan de Ben alors l’occasion était bonne pour célébrer.

Je suis encore sans mot. C’était très fort, très intense, très sérieux, comment dire, pas sérieux dans le sens plate non sérieux dans le sens de l’intensité, dans l’authenticité et dans le talent de Ben Harper et des musiciens de son nouveau groupe, RELENTLESS7. Et quel talent ces musiciens!!! J’étais certaine que le batteur ne finirait pas le show tellement il se donnait dans chaque chanson.

Ce fut magique. J’avais les larmes aux yeux. Du talent à l’état pur, des musiciens habités par leurs œuvres et un public transcendé… Ben Harper est dans top 5 de mes meilleurs shows.

Ils ont commencé par un cover de Led Zeppelin et ils ont terminé par Under Pressure de David Bowie et Queen. Je vous colle ici une de leur prestation. Voyez l’intensité.