Ce billet est pour Nathalie. Question de mettre plus de noms et titres sur ta liste! 
Comme toujours, je lis quatre à cinq livres à la fois. Certains sont de la Bibliothèque Nationale alors ces derniers prennent la priorité et les autres traînent un peu partout dans la maison; table de chevet à côté du lit, sur le sol à côté du lit, sous le lit, dans le bureau, dans la cuisine, le salon et enfin, sur la terrasse. Difficile de s’y retrouver.
Je sais que j’inquiète plusieurs personnes sur ma capacité de lire (voire livrolimique) mais je dois vous avouer que j’ai, soit un talent, soit un problème, mais je lis très vite. Très très vite. Peut-être, à force de mettre des billets sur les livres que je lis, que les gens vont penser que je ne fais que ça!… Et non, entre mes lectures, je travaille sur deux projets de film en développement, un projet en production, deux jours par semaine dans une maison de production, avec l’homme, nous peinturons l’avant de la maison et je prépare les plans de rénovation de la cuisine. Ici se termine le résumé de ma vie des dernières semaines!
Alors, sur la banc des accusés, nous avons :
Jean Hatzfeld. Grand reporter, correspondant de guerre, il a notamment couvert le conflit yougoslave et le génocide rwandais. J’ai terminé le premier livre de sa trilogie rwandaise, Dans le nu de la vie. J’enchaîne avec La saison des machettes et je poursuivrai sans doute avec La stratégie des antilopes. J’ai beaucoup lu sur le génocide rwandais, j’ai vu plusieurs films (fiction ou docuemntaire) sur cette tragédie mais Hatzfeld, il est une catégorie à part. Il n’était pas là durant le génocide de 1994. Il s’est rendu la premiers fois en 2000, pour entendre le récit des rescapés. Il est retournait plusieurs, fois, toujours dans la même région. Entendre les rescapés, prendre note du récit des tortionnaires. Essayer de comprendre.
« Le mystère. Un mystère d’une banalité sans nom : on ne peut pas comprendre que ça puisse arriver. Je dis souvent qu’une guerre, c’est comme un fleuve qui déborde. Il inonde tout ce qu’il y a autour, c’est quand même une rivière qui coule. Un génocide, c’est quand la rivière s’assèche : il n’y a plus rien. Tant que je vivrai, je retournerai à Nyamata. Même si je sais que je ne comprendrai jamais. » » (extrait d’un article de Brigitte Salino, Le Monde, mars 2002, avec une longue citation de l’auteur).

Raymond Depardon (copyright Magnum)
Dans le nu de la vie, Hatzfeld nous présente des rescapés des marais. De la région des collines de Nyamata.
Avant le génocide, la commune de Nyamata, s’étendant sur 14 collines, avait 120 000 habitants. Dix ans plus tard, ils ne sont plus que 50 000. Cinq Tutsis sur six ont été massacrés. Récits après récits, qui se rassemblent puiqu’ils puisent dans la même mémoire collective affligée, ce sont leurs mots qui nous affligent. Des portraits d’homme et de femme pour qui le temps et le vie s’est arrêté. Pour qui, vivre n’est pas une option car ils sont toujours en mode de survie. Hatzfeld a invité son ami Raymond Depardon à l’accompagner durant un voyage et photographier. Éblouissant et cruel de vérité en mots et images. À lire absolument.
*entrevue avec Hatzfeld sur le site Afrik.com
*entrevue en trois temps avec Hatzfeld sur le site Contre-Courant
En vidéo, prenez le temps de le visionner.
Je vous énumère ce que j’ai entamé (ou du moins retiré de la bibliothèque) mais pas terminé alors je vous reviendrai. (prose bloguienne).
À suivre….
Mes lectures du moment et à venir…
J’ai découvert ce widget, Shelfari sur l’excellent blogue de Jonathan Bélisle, alias Wuxia, alias le Renard, alias Hello Architekt! Malheureusement, ils n’ont pas tous les titres francophones mais je réalise aussi que je lis pas mal moitié-moitié.
Le widget est gratuit et d’une simplicité exemplaire.
Alors, voilà ce qui se trouve sous mon bureau, sous mon lit, sur la table de la cuisine, sur le sofa, bref, mes lecture du moment et celles à venir. Hésitez pas à commenter si vous avez des questions ou autres choses agréables à me dire!