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Mes lectures du moment et à venir…

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J’ai découvert ce widget, Shelfari sur l’excellent blogue de Jonathan Bélisle, alias Wuxia, alias le Renard, alias Hello Architekt!  Malheureusement, ils n’ont pas tous les titres francophones mais je réalise aussi que je lis pas mal moitié-moitié. :)
Le widget est gratuit et d’une simplicité exemplaire.

Alors, voilà ce qui se trouve sous mon bureau, sous mon lit, sur la table de la cuisine, sur le sofa, bref, mes lecture du moment et celles à venir. Hésitez pas à commenter si vous avez des questions ou autres choses agréables à me dire!

Shelfari: Book reviews on your book blog

J’aime – Burquette tome 2

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J’ai eu la chance de travailler avec les talentueux Francis Desharnais et Philippe Venne en 2003, lors du lancement du film Rumeurs du collectif d’artistes Kiwistiti, basé à Québec. La Burquette (tome 1), déjà paru aux Éditions des 400 coups annonçait déjà un artiste sensible, engagé et drôlement décapant. Et cette bande-annonce démontre bien aussi que la video virale sur le web est un très bon moyen de mettre en marché un livre de bd…

À suivre!

Mais que lit Stephen Harper?

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Yann Martel

Vous avez surement entendu parler de l’initiative de Yann Martel – Que lit Stephen Harper? À toutes les deux semaines, ce dernier envoie (et il continue toujours)  à notre cher premier ministre des suggestions de lecture. Un livre a été même été publié sur ces suggestions! L’aventure se poursuit, il publie même les réponses laconiques du service de correspondance de notre pm… Peu importe si Harper les lit (qu’il nous surprenne), il s’agit d’une véritable incursion dans le monde de la grande littérature, celle du sens, des classiques, des grands écrivains. Bref…, adoptez-la!

Mais pourquoi je vous le partage aujourd’hui, c’est pour ceci… :)

Yann Martel est l’auteur du roman L’histoire de Pi qui lui a valu le Man Booker Prize.

Voyage intime avec Dany Laferrière aux RVCQ

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Vous l’avez raté lors des RIDM? Vous avez raté la projection à TV5.

Vous êtes chanceux, vous pourrez revoir LA DÉRIVE DOUCE D’UN ENFANT DE PETIT-GOÂVE aux prochains Rendez-vous du cinéma québécois.

Pour souligner les 25 ans de son premier roman Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, un documentaire retrace le parcours de DANY LAFERRIÈRE, voyage intime de l’un des écrivains les plus originaux des dernières décennies.

Le vendredi 19 février 2010 à 17h15
La projection du film sera suivie d’une discussion avec Dany Laferrière animée par Marie-France Bazzo.

Pour visiter Haïti d’avant.

Le silence n’existe pas à Port-au-Prince qu’entre une heure et trois heures du matin. L’heure des braves. La vie ne peut qu’être publique dans cette métropole étonnamment surpeuplée (une ville construite pour à peine deux cents milles habitants qui se retrouve aujourd’hui avec près de deux millions d’hystériques)…
Tiré d’Un pays sans chapeau, 1996, Lanctôt

Avoir le dernier mot…!

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Mon père a toujours été un modèle pour moi concernant l’art d’avoir le dernier mot. Je me rappelle même qu’il me tapait sur les nerfs quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui, je crois que les rôles se sont inversés….et je lui tape sur les nerfs, j’en suis convaincue…:)

Peu importe, la bonne nouvelle à la ténacité du vouloir du dernier mot, mon amour de la littérature, mon envie constant de jouer avec les mots, ben… j’ai craqué.

J’ai craqué pour le concours Le Dernier mot à l’émission Vous m’en lirez tant consacré à la littérature à la première chaîne de Radio-Canada. Dimanche dernier, jour limite, à deux heures du deadline, j’ai écrit les 200 mots nécessaires.

Et bonne nouvelle. Je suis finaliste.

Et maintenant, je me tape sur les nerfs. Je vous au tiens au courant des dates de diffusion…

Le Devoir, joyeux anniversaire

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MAJ. Mon article a été publié dans la version papier et électronique du Devoir du 12 janvier :)

Cher Journal,

Déjà 100 ans! Bravo!

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Bureaux du journal «Le Devoir» à Montréal.Année: 1910. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Archives photographies Notman. Référence: Musée McCord d'histoire canadienne.

Je désirais t’écrire ce que tu signifies pour moi… depuis bientôt 20 ans. Wow. Ça ne me rajeunit pas! Je me rappelle très bien, vers la fin du secondaire, j’étais déjà une fidèle lectrice de La Presse (car mon père l’était) mais je savais qu’il existait un autre quotidien, que j’avais le devoir d’apprivoiser… Le Devoir.

Un professeur de physique de mon école secondaire, un peu weird, quasi survolté, habitait sur ma rue. Et moi, j’habitais près de l’école. Bref, quand je fus son élève, on piquait une jasette sur le chemin de l’allée et du retour. Et un matin, il avait Le Devoir sous le bras. J’étais intriguée. La mise en page était belle, le journal léger, et il me semblait propre… (il ne tâchait pas les doigts, en tout cas moins que les autres…). Il m’a laissé une copie, un matin d’hiver de mes 16 ans. Il y avait un article sur le 50ième anniversaire du droit de vote des femmes. Je devais écrire une dissertation dans mon cours d’histoire.

Depuis ce matin là, je n’ai plus jamais lâché Le Devoir. J’ai terminé mon secondaire en lisant les exemplaires de mon prof de physique, en feuilletant l’exemplaire de la bibliothèque de l’école, en me faisant cadeau de l’édition du week-end, le grand luxe pour moi à l’époque.

Quand j’ai volé de mes propres ailes, la première chose que j’ai faite, avant même de m’inscrire à Hydro-Québec, je me suis abonnée au Devoir. Et depuis, il ne m’a jamais quitté. Il me suit partout, du nord de la ville au Plateau, dans les rues d’Hochelaga, dans le métro, dans mon sac, en pension chez le voisin, tout seul et fière dans l’entrée de ma maison, avec mon café le matin, un sublime moment de ma journée. Il me suit en voyage, sur le web, dans ma boîte courriel où les journalistes me laissent leurs mots. Quelques fois, je le perds, on me le vole, on ne se voit pas. Mais ça ne dure qu’une journée. Autrement, j’appelle les secours. :)

Je me rappelle l’époque des petites annonces pour les futurs couples (mais j’étais beaucoup trop jeune!). C’était avant le web. Je me rappelle la une, que j’ai lue les larmes aux yeux, dans les rues enfumées de Québec, lors du Sommet de Québec en 2001. « Les larmes de la démocratie ».. il était titré. La une lors du tsunami en décembre 2004. La une des journées de ma fête. Celle post-référendaire de 95. La meilleure recette de beignets au crabe des neiges, c’est Philippe Mollé qui l’a glissée dans sa chronique. Les analyses politiques en profondeur, la culture déchiffrée et aimée. Les écrits de Michel Dumais, Jean Dion, Martin Bilodeau, Sylvain Cormier, Gil Courtemanche, Serge Truffault, Odile Tremblay, Stéphane Baillargeon, Paul Cauchon, Antoine Robitaille, Louis-Gilles Francoeur, Louis Corneillier, Christian Rioux, Josée Blanchette et tous les autres que j’oublie.

Merci Le Devoir d’être un contre-point aux journaux de la p’tite nouvelle, où les grands titres n’ont pas de grands textes qui les accompagnent. Où tout se résume trop. Merci Le Devoir de prendre le temps, l’espace, le réflexe, le désir d’informer.

Je l’aime mon Devoir. Il m’apporte quotidiennement matière à réflexion, un sens de l’éthique, des opinions défendues avec brio, une beauté de jeux de mots et un valeureux respect de notre langue. Nous devrons nous adapter lui et moi ; aux changements technologiques, aux facteurs d’influence, aux réseaux divergents, aux peurs ambiantes. Mais nous garderons notre intégrité et notre humanité. Et notre indépendance. De cœur et d’esprit. LIBRES!

Je t’en prie, cher Devoir, de m’accompagner jusqu’à mon centenaire!

Bonne fête encore!

Patricia, fidèle lectrice

Entretiens avec Bernard Émond

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Et non, malheureusement et tristement, je n’ai pas eu cette chance, cette opportunité de rencontre Bernard Émond, de parler avec lui du monde qui nous entoure. Mais Simon Galiero l’a eue lui! Et Les Éditions Médiaspaul ont eu la bonne idée de nous l’offrir sous le format livre, qui se dévore d’un bout à l’autre. La perte et le lien, Entretiens sur le cinéma la culture et la société – Simon Galiero rencontre Bernard Émond.

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Image ©Mediaspaul

Ce fut une lecture qui, comment dire, nous enrichit, nous réconforte, nous propose, nous positionne, nous sensibilise. Car Bernard Émond est, oui un grand cinéaste, mais surtout un humaniste humble. Humaniste dans le sens large du terme, car l’artiste et cinéaste observe, filme et réfléchit sur la condition humaine, principalement ce lien du sacré…mais pas sacré au sens lithurgique mais sacré aux sens de nos racines, de notre conditionnement, de notre identité. « Cette ensemble de métaphores qui m’aident à penser le monde contemporain » écrit-il.

Dans la dernière édition du 24 images, la rédactrice en chef Marie-Claude Loiselle commente sa lecture. Je la cite : « Se pencher sur le parcours de Bernard Émond et s’engager avec lui au cœur de la réflexion qu’il poursuit depuis de nombreuses années sur la société québécoise contemporaine, c’est aller à la rencontre d’une pensée imperméable à l’air du temps, nuancée, sans cesse avivée par une ardente tension morale. » Elle résume trop bien ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture.

Photo : Mongrel Media

Photo : Mongrel Media

Et comme un entretien, normalement, on est au minimum deux personnes, chapeau à Simon Galiero, cinéaste (de l’excellent Nuages sur la ville, entre autres) et aussi co-éditeur de la revue Hors-Champ. Le ton de l’entretien est pertinent et on peut sentir que Galiero maîtrise le dialogue et l’art de nous amener, avec M. Émond, toujours plus loin.

Bernard Émond est un partisan de la rigueur. Moi aussi, j’essaie.

Je me permets de vous retranscrire un bonheur de lecture….

p.142   « Je suis un artiste en fait, bien plus qu’un intellectuel. Même si je viens de là. Mon travail, c’est d’essayer d’être sensible à ce qui se passe dans le temps présent et d’essayer de partager cette sensibilité. Pour moi, un artiste, c’est d’abord quelqu’un qui est attentif au monde et qui essaie de communiquer cette attention. Effectivement, je n’ai pas du tout le discours de l’anthropologue, du sociologue universitaire ou du politologue. C’est plutôt un discours de citoyen dont le travail est d’être le plus sensible possible à ce qui se passe dans le monde contemporain. Kurt Vonnegut, le romancier américain, avait une joli métaphore pour ça, ils disaient quelque chose comme ceci :  » Les artistes sont comme les canaris que les mineurs de l’ancien temps emmenaient en cage dans les mines. Les canaris ont un système respiratoire très fragile et quand il y avait un coup de grisou qui sen venait, ils suffoquaient et tombaient en bas de leurs perchoirs ; alors les mineurs savaient qu’il fallait sortir au plus vote de la mine. Et moi, j’ai l’impression que les artistes, en tout cas ceux qui font vraiment leur travail, sont des espèces de canaris et voient venir un petit peu avant les autres.« 

En ce premier lundi de décembre…

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Le rituel tient la route pour la deuxième semaine consécutive. Bravo!

Primo, je vous partage une photo que j’ai prise dans le métro cette semaine. JE N’EN PEUX PLUS DES PUBS des guichets de la Banque Laurentienne… Alors j’ai triché un peu.Par ici les pubs…!!!

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RESTO
Café Griffintown. On m’en a dit beaucoup de bien mais je vais le tester cette semaine. Il paraît que les brunchs sont décapants et très bon rapport qualité/prix. J’adore le décor. Et le soir, il y a des concerts , contre-basse, etc. Charmant.
1378 Notre-Dame ouest.

CINÉMA
J’en ai parlé plus tôt cette semaine et je vous le recommande grandement :  H2Oil. Plus, le documentaire Visionnaires Planétaires de Sylvie Van Brabant. Plus, si vous vous sentez les larmes au coin de l’œil et vous sentez la pression digne de la mer Rouge, courez voir Brothers. Pâle copie d’un film danois de Susanna Bier, le réalisateur Jim Sheridan installe tout de même un climat tendu au sein d’une famille écorchée par la guerre. Celle qui revient hanter ses hommes.

On dit du grand bien l’excentrique film d’animation Panique au village.


Robert Morin, l’enchanteur

Cinéaste à part, Robert Morin nous invite à vivre sa dernière aventure.  Son prochain film, Journal d’un coopérant, tourné au début de l’été dernier au Burundi, nous est présenté sous un blogue…. Un blogue tenu par Jean-Marc Phaneuf, un électronicien québécois engagé dans la coopération internationale. Jean-Marc, c’est un personnage. Tenu par Robert Robert Morin.

Les frontières ont éclaté.  Enfin une expérience où le web croise la fiction et la fiction se mêle à nos propres identités. Donc, à visiter journalduncooperant.com… et à suivre la création du film avec un véritable maître des faux semblants…

LIVRES
610176Emmanuel Carrère, vous connaissez? L’excellent auteur des romans « Un roman russe, La classe de neige, La moustache, L’adversaire » et j’en passe..bref, il est prolifique, a même été derrière la caméra pour les adaptation de ses romans La classe de neige et La Moustache.

Je suis littéralement (le mot est faible) plongée dans son dernier récit D’autres vies que la mienne... aux éditions POL. Fort, poignant, vrai. Ses mots sont d’une force de frappe qui fait mal, qu’on ne peut pas oublier. Jamais il ne tombe dans la facilité. Ses mots suent la vérité. Emmanuel Carrère – c’est de l’intensité en condensé. Voir l’article dans le Magazine littéraire.

Et je vous reparlerai plus en détails du livre des entretiens du cinéaste Bernard Émond avec l’autre cinéaste Simon Galiero -La perte et le lien.

Quelques hyperliens

Timeline des réseaux sociaux
The blind men and the elephant: A case for transmedia storytelling.
Projet Canvas launched

Et dans vos oreilles, le dernier album de Chloé Ste-Marie – Nitshisseniten e Tshissenitamin (Je Sais Que Tu Sais).

Bonne semaine et vivement de la neige qui reste au sol…

Jean-Christophe Rufin

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Entre deux films et deux dépôts pour essayer de vivre d’art et d’inspiration, je lis. Toujours trop mais bon, je suis livromaniaque ou bookalcholic, c’est selon.

Je vous résume quelques unes de mes lectures. Jean-Christophe Rufin. Ha ce Rufin, presque un classique. J’avais dévorer Sauver Ispahan, Rouge Brésil, Globalia par la suite et plus récemment La parfum d’Adam, roman sur des plans terroristes d’une organisation d’écologistes extrêmes…. Rufin est un homme intéressant. Son parcours de vie, médecin, par la suite à la tête de Médecins sans frontières et romancier. Romancier très exigeant, qui s’inspire de faits réels ou proches d’une réalité à venir.

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Jean-Christophe Rufin

Bref, j’avais pratiquement tout lu son oeuvre mais il me manquait ses essais, que j’ai lus avec grand intérêt, le sujet de l’humanitaire m’a toujours fasciné. Le Piège humanitaire. Quand l’humanitaire remplace la guerreL’empire et les nouveaux barbares, et L’aventure humanitaire. Je vous conseille fortement de lire ces essais si vous travaillez dans l’humanitaire, si vous y aspirer ou si vous êtes curieux. nb: Je les ai lu en vacances, curieux paradoxe de réfléchir sur les inégalités cruelles de notre monde confortablement étendue sur le bord d’un lac. Mais les paradoxes ne me tuent pas…alors!

Côté roman, je n’avais pas lu Les causes perdues, publié en 1999. Magnifique. J’ai dévoré. En 1985, l’Éthiopie est ravagée par la guerre d’indépendance que lui mène sa voisine l’Erythrée. Les missions humanitaires doivent-elles collaborer et par là même cautionner le régime dictatorial, ou bien doivent-elles abandonner les réfugiés à leur sort ? Cette histoire de famine que dirigeait les gens au pouvoir contre la population locale avait choqué bien des gens. Nous étions aussi submergés des images de la famine. Bref, difficile de cerner le bien et le mal. Ce roman de Rufin, qui était en Éthiopie dans les années 80 est passionnant et sans jamais tomber dans le moralisme, nous faire réfléchir sur notre propre morale.

Et pour finir sur Rufin, son dernier né, un roman autobiographie, ou plutôt une autobiographie romancée : Un léopard sur le garrot.

leopradJ’adore lire des biographies mais j’ai plus de difficultés avec les autobiographies. Pourtant Rufin m’a bien eue. Plus de la moitié du livre est consacré à sa vie de médecin, bien avant qu’il ne se mettre à parcourir la planète. Et c’est fascinant, il nous décortique le métier de médecin mais également la philosophie derrière. De la médecine, Jean-Christophe Rufin imaginait un art esthète, plus philosophique que pratique. Il s’y engage comme on entre en religion, plein d’idéaux qui se transformeront en désillusions. Rufin revit ces années de désenchantement, qui l’empêche de respirer. C’est d’abord dans l’humanitaire que Rufin retrouve sa souffle. Au sein de Médecins sans frontières, puis d’Action contre la faim, ses rêves se heurtent à la politique internationale.

Et finalement la littérature qui sera une véritable libération.  Et c’est l’écrivain qui se livre. Alors il nous offre encore une très belle aventure. Avec Rufin dans le premier rôle.

Rufin est actuellement ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie. Il a été élu membre de l’Académie Française en 2008 et lauréat de nombreux prix littéraires.

En attendant – livres à lire

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Ce billet est pour Nathalie. Question de mettre plus de noms et titres sur ta liste! :)

Comme toujours, je lis quatre à cinq livres à la fois. Certains sont de la Bibliothèque Nationale alors ces derniers prennent la priorité et les autres traînent un peu partout dans la maison; table de chevet à côté du lit, sur le sol  à côté du lit, sous le lit, dans le bureau, dans la cuisine, le salon et enfin, sur la terrasse. Difficile de s’y retrouver.

Je sais que j’inquiète plusieurs personnes sur ma capacité de lire (voire livrolimique) mais je dois vous avouer que j’ai, soit un talent, soit un problème, mais je lis très vite. Très très vite. Peut-être, à force de mettre des billets sur les livres que je lis, que les gens vont penser que je ne fais que ça!… Et non, entre mes lectures, je travaille sur deux projets de film en développement, un projet en production, deux jours par semaine dans une maison de production, avec l’homme, nous peinturons l’avant de la maison et je prépare les plans de rénovation de la cuisine. Ici se termine le résumé de ma vie des dernières semaines!

Alors, sur la banc des accusés, nous avons :
Jean Hatzfeld. Grand reporter, correspondant de guerre, il a notamment couvert le conflit yougoslave et le génocide rwandais. J’ai terminé le premier livre de sa trilogie rwandaise, Dans le nu de la vie. J’enchaîne avec La saison des machettes et je poursuivrai sans doute avec La stratégie des antilopes. J’ai beaucoup lu sur le génocide rwandais, j’ai vu plusieurs films (fiction ou  docuemntaire) sur cette tragédie mais Hatzfeld, il est une catégorie à part. Il n’était pas là durant le génocide de 1994. Il s’est rendu la premiers fois en 2000, pour entendre le récit des rescapés. Il est retournait plusieurs, fois, toujours dans la même région. Entendre les rescapés, prendre note du récit des tortionnaires. Essayer de comprendre.

« Le mystère. Un mystère d’une banalité sans nom : on ne peut pas comprendre que ça puisse arriver. Je dis souvent qu’une guerre, c’est comme un fleuve qui déborde. Il inonde tout ce qu’il y a autour, c’est quand même une rivière qui coule. Un génocide, c’est quand la rivière s’assèche : il n’y a plus rien. Tant que je vivrai, je retournerai à Nyamata. Même si je sais que je ne comprendrai jamais. » » (extrait d’un article de Brigitte Salino, Le Monde, mars 2002, avec une longue citation de l’auteur).

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Raymond Depardon (copyright Magnum)

Dans le nu de la vie, Hatzfeld nous présente des rescapés des marais. De la région des collines de Nyamata.
Avant le génocide, la commune de Nyamata, s’étendant sur 14 collines, avait 120 000 habitants. Dix ans plus tard, ils ne sont plus que 50 000. Cinq Tutsis sur six ont été massacrés. Récits après récits, qui se rassemblent puiqu’ils puisent dans la même mémoire collective affligée, ce sont leurs mots qui nous affligent. Des portraits d’homme et de femme pour qui le temps et le vie s’est arrêté. Pour qui, vivre n’est pas une option car ils sont toujours en mode de survie. Hatzfeld a invité son ami Raymond Depardon à l’accompagner durant un voyage et photographier. Éblouissant et cruel de vérité en mots et images. À lire absolument.

*entrevue avec Hatzfeld sur le site Afrik.com
*entrevue en trois temps avec Hatzfeld sur le site Contre-Courant

En vidéo, prenez le temps de le visionner.

Je vous énumère ce que j’ai entamé (ou du moins retiré de la bibliothèque) mais pas terminé alors je vous reviendrai. (prose bloguienne).
Wole Soyinka – You most Set Forth at Dawn
Susan Sontag – On Photography
Joan DidionL’Amérique, 1965-1990 : chroniques
Gérald Bouchard – Uashat
À suivre….