Spécial bandes-annonces… De quelques films que j’attends avec impatience! Bon cinéma!
Le film sur Serge Gainsbourg -Gainsbourg (vie héroïque), un film de Joann Sfar
(où Charlotte avait été approchée pour jouer le rôle de son père…)
Moon de Ducan Jones (le fils du Bowie)
Le ruban blanc de Michael Haneke – Palme D’or à Cannes
Fish Tank d’Andrea Arnold
The Burning Plain de Guillermo Arriaga
Un prophète de Jacques Audiard
Alice in Wonderland de Tim Burton
Lebanon de Samuel Maoz
Soul Kitchen de Fatih Akin
The Ghost Writer de Roman Polanski
Women without men de Shirin Neshat et Shoja Azari
















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Le ruban blanc, un film de Michael Haneke
Je cherche les mots. Difficile de cerner cette œuvre magistrale. Rappelez-vous : Le ruban blanc a gagné de nombreux prix, dont la très convoitée Palme d’or au dernier festival de Cannes. Et le film est le candidat sérieux pour l’Oscar du meilleur film étranger.
Michael Haneke livre des œuvres puissantes.Son cinéma est souvent froid, intellectuel, distant. Mais aussi complexe et révélateur de tensions. À la fois dans le propos, dans la cinématographie et dans l’objet qui demeure en nous. J’avais hâte de respirer après avoir vu le film. C’est dur et intelligemment insoutenable.
Haneke nous transporte dans un village puritain, produit d’un luthéranisme vigoureux, au nord de l’Allemagne à la veille de la Première Guerre Mondiale. Du noir et blanc de toute beauté. Une fable racontée par un habitant du village. Des événements étranges se succèdent. Qui sont les coupables? Quel est le lien entre les événements? Ne comptez pas sur Haneke pour vous aidez à dénouer l’intrigue. C’est votre problème. Et vous aurez votre propre interprétation.
Il n’est pas tendre Haneke. Mais au contraire d’un certain cinéma qui montre la violence dans tout son sang, coups, et bas instincts, ici, on est dans une œuvre d’art qui ne montre rien. Mais votre propre imagination fera le reste. Et soyez avertis. Ça frappe.
Le film vacille entre la dénonciation des société répressives, de l’héritage d’une malveillance, de l’abus de pouvoir et de l’enfance bernée par l’adulte. Et vice-versa. Quand la violence ne peut que dénoncer une autre violence. Une déshumination de l’être. Quand les avoirs sont aveuglants. Les avoirs de la raison et de l’irrationnel.
Le ruban blanc, c’est probablement le meilleur film de l’année 2009. Mais il sort en salle le 5 février prochain, donc en 2010. Mais il sera certainement dans mon palmarès de 2010. Grand film.
Alors, allez-y. Mais vous êtes prévenus.