Ce soir, c’est l’événement de Fantasia, à la Place des Arts, pour une projection de l’intégrale (verison allongée) de Metropolis, film culte de Fritz Lang suite aux nouvelles chutes du film trouvées en Argentine. Avec orchestration live…
Le tout vient de clore deux semaines plutôt occupées entre écrans de cinéma et écrans d’ordinateur. J’ai vu des bijoux, des navets aussi mais principalement une sélection très hétéroclite. Personnellement, j’ai plongé dans le cinéma asiatique, dont ce n’est pas ma spécialité (lire préférence personnelle) mais ce plongeon fut très agréable. Je saisis des nuances. J’ai apprivoisé des représentations culturelles. J’ai pleuré, ri et sursauté. Je suis un très bon public pour les films d’épouvante. Avec mes collègues du jury pour l’Association québécoise des critiques cinéma (AQCC) Mathieu Li-Goyette de Panorama-cinéma et Martin Gignac de lecinema.ca, nous avons visionné 12 films asiatiques et remis deux prix.
Pour sa grande rigueur, la densité de ses personnages et la sobriété de la représentation de la mort et de la violence, le jury de l’AQCC décerne une mention d’honneur à The Executioner de Choi Jin-ho.
Voici la bande-annonce de cet excellent film sud-coréen.
À l’unanimité, pour sa poésie du quotidien, son doux réalisme, sa critique sociale et sa maîtrise du langage cinématographique pour l’illustration de son Pinocchio moderne, le jury décerne le prix du meilleur film asiatique à Air Doll de Hirokazu Kore-eda.
Hirokazu Kore-eda, réalisateur japonais, nous a aussi donné le magnifique Still Walking et le plus que magnifique After Life. Bref, en espérant que Air Doll puisse être distribué ici, c’est un conte poétique, amer et terriblement cinématographique.
J’ai beaucoup aimé le film japonais Sawako Decides, film entre irrévérence et pathétisme, mais avec un brin d’humour et de désillusion.Pour voit toutes mes étoiles, je vous invite à visiter la page Facebook de Cinéfix.
Belle découverte cette semaine et passé plusieurs minutes (heures?) à visinner les excellents capsules du projet RADAR – une série d’épisodes de 3 minutes sur des projets innovateurs, transdisciplinaires et hautement créatifs. Produit par l’excellent et inspirant projet WorkBook Project et son lab d‘exploration et d’expérimentation.
ABOUT : RADAR is a series of 3 minute episodes that highlight innovative projects and events across different creative disciplines, hangs with creators and founders, and digs deep into process, method and participation. From what it is means to ideate on the fly with musical improv duo I Eat Pandas, to the curation of confessional storytelling in Cassette From My Ex and the importance of community in the Next- Door Neighbor all-star webcomix project, RADAR provides a cultural compass for audiences, in order to both inform and inspire.
WBPLabs is a division of the WorkBook Project. Acting as agency meets think-tank meets project producer, WBPLabs utilizes the WorkBook Project community by providing the experiences, content and delivery the network strives for, and pulling talent from its pool to make it happen.
L’application mobile de Babelgum n’est pas disponible au Canada… alors on visionne le tout sur le web…
Une vingtaine de cinéastes prennent la caméra ou se laissent filmer le temps d’un portrait d’une minute.
Des portraits en accéléré de créateurs de la relève et d’auteurs confirmés, tous issus du programme d’aide aux Jeunes créateurs de la SODEC. Une production réalisée à l’occasion des 20 ans du programme.
Le Projet Créateurs est un nouveau réseau dédié à la mise en valeur de la création et de la culture dans les médias, à travers le monde. Projet ambitieux certes mais j’ai fait un tour et c’est bourré de talents. Vive la création! Très intéressant.
Je vous invite à visionner l’entrevue avec Ladj Ly, documentariste assez radical français. Une démarche qui a du sens.
El secreto du sus ojos – un film de Juan José Campanella
Film gagant de l’Oscar du meilleur film étranger (Argentine)
Le déjeuner du 15 août – un film de Gianni Di Gregorio
Présenté à la Mostra de Venise l’an dernier, se méritant le prix du meilleur premier film, la première réalisation de Gianni Di Gregorio qui avait coscénarisé le troublant Gomorra.
Coco Chanel et Igor Stravinsky
Par Jan Kounen, le réalisateur de ‘99 F’, d’après le roman ‘Coco & Igor’ de Chris Greenhalgh
Disgrace – un film de Steven Jacobs
Based on the Booker Prize-winning novel, DISGRACE stands out as a gritty, gripping drama of brutality, survival and hope.
Fernand Dansereau est un de nos piliers pour le cinéma documentaire et de fiction. Grand scénariste. Plus de 50 ans de carrière, ce n’est pas rien! Ce grand monsieur nous a donc concoté une leçon de cinéma samedi le 20 février lors des RVCQ. Une œuvre qu’il début comme journaliste au Devoir dans les années 50. Son sujet de prédilection : les questions ouvrières. Il entre par la suite à l’ONF qui démarre son studio francophone, il connaitra le bureau d’Ottawa et le déménagement dans la superbe (!) bâtisse de Côte-de-Liesse. Il est réalisateur, producteur et un des artisans du programme Société Nouvelle. Des films documentaires par, avec et pour les gens. L’expérience St-Jérôme est le classique du genre. Dans les années 60-70, le Québec est en pleine révolution culturelle. Il quitte en 70 pour se consacrer davantage à la fiction, à l’écriture dramatique. Le Parc des Braves, c’est lui. Plus récemment, il a signé le très bon documentaire Quelque raisons d’espérer sur son frère, le scientifique Pierre Dansereau et le film de fiction La Brunante. Et cette année, lancé aux Rendez-vous, son dernier opus documentaire - Les porteurs d’espoir.
Sa leçon de cinéma en fut une des plus généreuse. Il nous a ouvert son coffre à outils.
Primo, pour le documentaire ; il ne s’agit pas d’attraper la réalité, M.Dansereau ne croit pas à la réalité lorsqu’une caméra est en jeu, c’est une réalité altérée, sur-réel et transfigurer donc le cœur d’une démarche ne peut s’arrêter à cette quête, de capter le réel. Plutôt, il privilégie la relation. Le processus d’une relation avec les personnages. Et parlant de processus, on fait rarement le film qu’on pense faire. Le processus de faire le film est souvent plus intéressant que le résultat lui-même. Autre outil, la structure de construction du récit. Plutôt que d’avoir un sujet, il faut essayer de transformer le sujet en question, en forme binaire et entre les deux points, peut s’établir une tension dramatique. Et l’émotion. À quel moment les spectateurs seront touchés, et par quelle émotion.
Et finalement l’outil le plus nécessaire, conserver un certain positivisme. Faire du documentaire peut entraîner un certain découragement devant le syndrome permanent de la résignation qui fait du surplace…. Documentaristes, il faut faire son devoir de courage. Réaliste et critique. Et bien sur, les contraintes sont des ressources et avoir du plaisir!!!!
M. Dansereau a aussi pointé une nuance qui dévaste plus ou moins nos institutions et notre cinéma par les temps qui courent. Nous sommes en mode séduction. La différence entre charme et séduction. Prêcher la séduction, c’est vouloir plaire, ce sont les thèmes imposées par des institutions, des enveloppes à la performance, etc. Le charme, c’est la signature d’un auteur, la naissance d’un artiste. En bout de ligne, la séduction crée un cinéma très local, peut exportable et qui résonne peu dans l’universel…
Bref, il n’est pas amère du tout le monsieur. Mais bien humble, lucide. Tristesse et courage, des éléments nécessaires à la fabrication d’un rêve. Merci M.Dansereau.
Parlant de rêve, je vous invite à visionner la bande-annonce du très beau film – Les porteurs d’espoir.
Je suis Patricia Bergeron, réalisatrice et productrice indépendante de contenus culturels. Je privilégie des projets cinématographiques tournés vers le réel et narrés pour une expérience transmédia. Je consulte, partage généreusement mes idées et planifie de changer le monde.
I just ousted Benoit R. as the mayor of Dairy Queen on @foursquare! http://4sq.com/9VGwfE31/07/2010
RT @DOC_space: The National Screen Institute is accepting films for the NSI Online Short Film Festival until Aug 26 http://bit.ly/12qqmP30/07/2010
RT @cinefixcibl: C'est officiel, CINÉFIX revient à la même case horaire le jeudi 2 septembre à 18h à CIBL Radio-Montréal 101,5 FM !... h ... 30/07/2010
Fantasia, prise 2, la fin déjà…
Ce soir, c’est l’événement de Fantasia, à la Place des Arts, pour une projection de l’intégrale (verison allongée) de Metropolis, film culte de Fritz Lang suite aux nouvelles chutes du film trouvées en Argentine. Avec orchestration live…
Le tout vient de clore deux semaines plutôt occupées entre écrans de cinéma et écrans d’ordinateur. J’ai vu des bijoux, des navets aussi mais principalement une sélection très hétéroclite. Personnellement, j’ai plongé dans le cinéma asiatique, dont ce n’est pas ma spécialité (lire préférence personnelle) mais ce plongeon fut très agréable. Je saisis des nuances. J’ai apprivoisé des représentations culturelles. J’ai pleuré, ri et sursauté. Je suis un très bon public pour les films d’épouvante. Avec mes collègues du jury pour l’Association québécoise des critiques cinéma (AQCC) Mathieu Li-Goyette de Panorama-cinéma et Martin Gignac de lecinema.ca, nous avons visionné 12 films asiatiques et remis deux prix.
Pour sa grande rigueur, la densité de ses personnages et la sobriété de la représentation de la mort et de la violence, le jury de l’AQCC décerne une mention d’honneur à The Executioner de Choi Jin-ho.
Voici la bande-annonce de cet excellent film sud-coréen.
À l’unanimité, pour sa poésie du quotidien, son doux réalisme, sa critique sociale et sa maîtrise du langage cinématographique pour l’illustration de son Pinocchio moderne, le jury décerne le prix du meilleur film asiatique à Air Doll de Hirokazu Kore-eda.
Hirokazu Kore-eda, réalisateur japonais, nous a aussi donné le magnifique Still Walking et le plus que magnifique After Life. Bref, en espérant que Air Doll puisse être distribué ici, c’est un conte poétique, amer et terriblement cinématographique.
J’ai beaucoup aimé le film japonais Sawako Decides, film entre irrévérence et pathétisme, mais avec un brin d’humour et de désillusion.Pour voit toutes mes étoiles, je vous invite à visiter la page Facebook de Cinéfix.
Merci Fantasia!