Archives par tag : cinéfix

Biutiful – le dernier film de Alejandro Gonzalez Inarritu

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Il s’en vient. Lentement mais surement! Marc-André Lussier, critique cinéma de la Presse nous donne plus de détails sur les dates de sortie dans son papier sur Cyberpresse. Mais en attendant, faisons-nous plaisir et visionnons la bande-annonce!

Socalled et Women without men

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Deux films complètements différents mais tous les deux seront en salle à Montréal la semaine prochaine.

Je vous en reparle. PROMIS! (ce samedi!)

Michael Caine est Harry Brown et n’est pas le père de mes enfants!

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Mes visionnements de la semaine. Deux films assez différents merci! En salle ce vendredi… Je vous en reparle!

Harry Brown, un film de Daniel Barber

Le père de mes enfants, un film de Mia Hansen-Love

Lebanon, un film de Samuel Maoz

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En ouverture du festival du cinéma israélien de Montréal, le puissant, provocateur et troublant Lebanon, premier film de Samuel Maoz.

« Je venais d’avoir 19 ans en mai 1982. La vie était belle. J’étais amoureux. Ensuite on m’a demandé de partir sur une base militaire et d’être le tireur du premier tank à traverser la frontière libanaise. Cela devait être une mission d’une journée toute simple mais ce fut une journée en enfer. Je n’avais jamais tué quelqu’un avant cette terrible journée. Je suis devenu une vraie machine à tuer. Quelque chose là-bas est mort en moi. Sortir ce tank de ma tête m’a pris plus de 20 ans. C’est mon histoire ». – Samuel Maoz

Véritable catharsis auto-biographique, le film Lebanon nous cloue dans notre siège. Légèrement stressant et claustrophobique. Tout est filmé à l’intérieur du tank et vu du tank. Tout un défi, brillamment relevé au plan cinématographique.

Lebanon nous entraîne au cœur d’un char israélien lors du premier jour de la guerre du Liban (celle de 1982). Parti-pris du réalisateur Maoz est de ne jamais nous faire quitter ce char. On vit à l’intérieur, on visite l’intérieur et on voit l’extérieur de la lunette du tireur. L’équipe va perdre son innocence et les ravages de la guerre ne nous sont pas épargnés. Deux options que le réalisateur marie avec une incroyable dextérité. Puissant. Provocateur et troublant car ici, on nous montre la version côté bourreau. Sans artifice, sans culpabilisation. Sur cette note, le film Lebanon détone du puissant Waltz with Bashir, qui entraînait les spectateurs dans le processus d’une auto-réflexion sur l’acte guerrier…. et sur la puissante culpabilité.

Ici, Samuel Maoz, n’est pas dans cette quête. Son film est brut, froid, quasi apolitique – il faut voir la scène où un soldat israélien demande ce que sont les phalangistes….). Le réalisateur de Lebanon tient son parti pris, ne s’excuse pas et ne démord pas de la libération de ses propres démons. Cette journée infernale en mai 1982, où il est devenu un tireur fou…

PS. Ça m’a fait pensé à  Das Boot de Wolfgang Petersen, épopée claustrophobique dans un sous-marin allemand mais en moins puissant.

Voici la bande-anonce.

Cinéma israélien – Fenêtre sur la culture juive

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Du 2 au 12 mai 2010 se tient la cinquième édition du Festival du cinéma israélien de Montréal. Festival interallié avec l’édition de Paris, encore cette année, nous apporte une programmation riche, audacieuse et diversifiée. À l’image du cinéma israélien. Un minuscule territoire qui produit plus de 15 films par années, des films qui remportent des prix importants dans de nombreux festivals. Plus, des films qui étonnent par leur courage, leur auto-confrontation et la rigueur des démarches cinématographiques.

Dans les années 90, cinéma israélien signifiait trop souvent l’homme d’un seul homme, Amos Gitai. Yom Yom, Kaddosh, Kippur et par la suite, Free Zone et Promised Land ont fait d’Amos Gitai le porte-parole d’un cinéma pourtant très éclectique. Les oeuvres Avi Mograbi sont à souligner. Il a construit une œuvre plutôt unique dans le panorama mondial. Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Arik Sharon, Happy Birthday, Mr Mograbi !, Août, avant l’explosion et Pour un seul de mes deux yeux et Z 32.

Bref, le cinéma israélien, un cinéma d’auteur, indépendant et bien soutenu par l’état. Depuis le  début des années 2000, Israel Film Foundation s’est tourné vers la proactivité en vue de financement et de coproductions internationales, la plupart européennes.  Et ça a marché!

Voici une liste non exhaustive de films israélien qui valent le détour :

Mariage tardif (2001), Dover Kosashvili
Mon trésor (2004), de Keren Yedaya
Avanim (2004), de Raphaël Nadjari
Beaufort (2008), de Joseph Cedar
Waltz with Bashir (2008) de Ari Folman
Lemon Tree (2008), d’Eran Nikklis
Jaffa (2009), de Keren Yedaya,
Eyes Wide Open (2009) – Tu n’aimeras point de  Haim TabakmanAjami (2009),
Lebanon (2009) de Samuel Maoz
Ajami (2009),  de Scandar Copti et Yaron Shani


Bref, un cinéma en éclosion, qui remet en question des sujets délicats (traumatisme ou du crime de guerre, de l’aliénation des femmes, de la marginalisation ethnique ou de l’intégrisme religieux) pour une société divisée entre modernité et tradition, les pieds joints dans des guerres interminables avec ses voisins. Pertinent et paradoxal à la fois. Soutenu par l’état, ce cinéma choque son propre public. Pour cela, il faut saluer le courage de ses créateurs et la force de leur liberté. Encore bien fragile.

Je vous laisse sur ces deux bandes-anonces. Ajami, qui est salle et qui est un grand film. Je vous le recommande chaudement.

Et Tu n’aimeras point qui sortira peut-être en salle suite au festival…. Mais pour le voir rapidement c’est ce soir, jeudi le 6 mai, à 21h, au Cinéma du Parc.

Les films de la semaine prochaine

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Bébés d’Alain Chabat

Liberté, un film de Tony Gatlif

Les films à venir en avril

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El secreto du sus ojos – un film de Juan José Campanella
Film gagant de l’Oscar du meilleur film étranger (Argentine)


Le déjeuner du 15 août
– un film de Gianni Di Gregorio
Présenté à la Mostra de Venise l’an dernier, se méritant le prix du meilleur premier film, la première réalisation de Gianni Di Gregorio qui avait coscénarisé le troublant Gomorra.

Coco Chanel et Igor Stravinsky
Par Jan Kounen, le réalisateur de ‘99 F’, d’après le roman ‘Coco & Igor’ de Chris Greenhalgh

Disgrace – un film de Steven Jacobs
Based on the Booker Prize-winning novel, DISGRACE stands out as a gritty, gripping drama of brutality, survival and hope.

The Ghost Writer – Polanski

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Essayons de faire fi du scandale autour de l’homme et cinéaste Roman Polanski. Son dernier opus, The Ghost Writer sort sur nos écrans très bientôt… Le film a gagné l’Ours d’argent à la dernière Berlinale

Voici la bande-annonce

Le ruban blanc, un film de Michael Haneke

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Je cherche les mots. Difficile de cerner cette œuvre magistrale. Rappelez-vous : Le ruban blanc a gagné de nombreux prix, dont la très convoitée Palme d’or au dernier festival de Cannes. Et le film est le candidat sérieux pour l’Oscar du meilleur film étranger.

Michael Haneke livre des œuvres puissantes.Son cinéma est souvent froid, intellectuel, distant. Mais aussi complexe et révélateur de tensions.  À la fois dans le propos, dans la cinématographie et dans l’objet qui demeure en nous. J’avais hâte de respirer après avoir vu le film. C’est dur et intelligemment insoutenable.

Haneke nous transporte dans un village puritain, produit d’un luthéranisme vigoureux, au nord de l’Allemagne à la veille de la Première Guerre Mondiale. Du noir et blanc de toute beauté. Une fable racontée par un habitant du  village. Des événements étranges se succèdent. Qui sont les coupables? Quel est le lien entre les événements? Ne comptez pas sur Haneke pour vous aidez à dénouer l’intrigue. C’est votre problème. Et vous aurez votre propre interprétation.

Il n’est pas tendre Haneke. Mais au contraire d’un certain cinéma qui montre la violence dans tout son sang, coups, et bas instincts, ici, on est dans une œuvre d’art qui ne montre rien. Mais votre propre imagination fera le reste. Et soyez avertis. Ça frappe.

Le film vacille entre la dénonciation des société répressives, de l’héritage d’une malveillance, de l’abus de pouvoir et de l’enfance bernée par l’adulte. Et vice-versa. Quand la violence ne peut que dénoncer une autre violence. Une déshumination de l’être. Quand les avoirs sont aveuglants. Les avoirs de la raison et de l’irrationnel.

Le ruban blanc, c’est probablement le meilleur film de l’année 2009. Mais il sort en salle le 5 février prochain, donc en 2010. Mais il sera certainement dans mon palmarès de 2010. Grand film.

Alors, allez-y. Mais vous êtes prévenus.

H2Oil – Documentaire à voir

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Documentaire percutant, indispensable, à ne pas manquer. H2Oil.

SyncrudeWheel_300ppi

Bref, foncez au Cinéma Parrallèle à compter du 4 décembre. Le film sera diffusé à la télé (TQ et Global) plus tard cette année. Réalisé par Sharron Walsh et produit par Loaded Pictures, purs talents montréalais, le film nous plonge à coups d’images et propos chocs dans les sables bitumineux en Alberta. Ce documentaire réussit fort bien un procédé de narration et de complexité de sujet. Du micro au macro. Et avec brio! De la terrible histoire de la communauté de Fort Chipewian dans le Nord de l’Alberta, des conséquences ravageuses sur la rivière Athabasca, de la souveraineté sur nos ressources, de la bataille perverse entre eau et pétrole, de nos politiciens qui ne font rien…sinon inviter les exploiteurs à en faire plus….

Bref, un film à plusieurs niveaux de combats, de réflexion, magnifiquement vulgarisé, et en plus, les animations réalisées par James Braithwaite (I Met the Walrus) avec Sylvie Trouvé et Dale Hayward de La Moustache Productions.

BRAVO!

Et pour vous engagez…. c’est par ici.

About Loaded Pictures

Loaded Pictures is a dynamic collective of filmmakers and storytellers, founded in Montreal in 2005. Their productions explore the relationship between form and ideas, through Films that examine themes of social justice, current events, art and media.