Maintenant à l’abri de la nuit dans mon humble studio dans le quartier de Galata, c’est toujours l’heure des bilans cinéma. Avant de reprendre la route nocturne d’Istanbul! Et bilan cinéma québécois. Le mien.

Une année chargée en long-métrages de fiction ou documentaires. Près d’une soixantaine de films québécois ont pris d’assaut les écrans. Des gros, petits ou absents budgets. Peu importe, notre cinéphilie se porte bien mais défendre  le cinéma d’auteur demeure un enjeu, surtout dans les institutions qui comme la SODEC dernièrement, a financé un projet sans réalisateur (Les Boys)… Et Téléfilm qui a déjà donné du financement pour un documentaire sur Les Boys! Oh boy… On a du pain sur la planche à défaut pour nombreux réalisateurs d’avoir du pain pour déjeuner (métaphore proche de la réalité)…

Alors, pour vous régaler de notre cinéma de fiction, voici mon palmarès.

#1 Le vendeur – Sébastien Pilote
Tout est silence et vulnérabilité. Le temps se fige, et cruelle illusion, la vie, elle, ne se fige pas.

#2 – Monsieur Lazhar – Philippe Falardeau
Tout est dentelle, patience et douleur.

#3 En terrains connus – Stéphane Lafleur
Nordicité assumée, famille et fantaisie allumées

#4 Nuit #1 – Anne Émond
Sexe, paroles et solitude. Audace et formalisme.

J’ajouterais une mention plus qu’honorable à
*La fille de Montréal de Jeanne Crépeau
* Coteau Rouge d’André Forcier
*La vérité de Marc Bisaillon

Et non, je n’ai pas vu Laurentie encore.

Je reviendrai aux documentaires dans un prochain billet.

Bon cinéma, encore!