Deuxième coup de coeur des RIDM… Ça augure bien!

Theran Without Permission,  de la réalisatrice franco-iranienne Sepideh Farsi. Dès l’ouverture du film, je me sentais en terrain connu. Je retrouvais l’énergie brute, le Theran Underground, le Teheran interdit, une grande métropole animée, chaotique et tellement vibrante. Je me suis rappellée l’excellent film de Bhaman Ghobadi – No one knows about Persian Cats. (dans mon top 5 de 2009)

Le film s’ouvre avec la musique de l’excellent chanteur Hip Hop/rap iranien Hichkas. On pouvait le voir dans le film de Ghobadi. Aux dires de la réalisatrice, le chanteur est surveillé par le police et n’a jamais pu enregistré sa musique. Mais le web 2.0 est là….

Farsi réussit (avec moins de brio que Ghobadi) à capter l’âme divisée et confuse d’une ville qui lentement plonge sous tension. Le tout a été tourné en 2008,  un an avant les tristes événements de 2009. Mais particularité intéressante ici, la réalisatrice a tout tourné avec son téléphone cellulaire. Tout. Plus de 50 heures de matériel. L’image est évidemment trash. Mais magnifique à la fois. Le traitement de l’image colle au traitement du contenu. Les gens se confient. Elle peut les approcher, ce type de caméra s’insérant avec douceur et diplomatie. Pour entendre la réalisatrice : Une entrevue avec la réalisatrice lors de son passage aux RIDM.

Teheran, à quand ma permission?