Il y a déjà deux semaines, j’ai eu la chance de donner une session de formation à des journalistes et membres de la société civile (ONG, groupes de pression) venus d’Irak, un pays malmené depuis si longtemps et que les médias ont trop rapidement oublié pour aller retrouver une geurre plus médiatiquement lucrative. Ils étaient à Montréal pour une dizaine de jours avec le groupe Alternatives. Alternatives appuie plusieurs groupes de la société civile irakienne et a favorisé la création du principal réseau d’organisations progressistes dans ce pays : le Iraqi Democratic Future Network (IDFN).
Quel bonheur. Nous avons d’excellentes discussion sur la liberté d’expression, sur le pouvoir véritable d’un outil comme Facebook, des dangers réels d’une twees sur Twitter, d’un droit aux réseaux pour avoir accès à l’Internet. Bref, ça m’a fait du bien.
Pendant ce temps, Lise Bissonnette émettait des opinions, Mme Petrowski aussi, pis on brassait encore et encore les mêmes faux débats. Ça gazouille, ça bavarde, mais ça ne monte jamais très haut.
On peut bien me traiter d’idéaliste mais quand j’entends les amis irakiens me racontaient leurs histoires, quand on voient que l’Internet change le monde, je le sais que oui, nous assistons depuis quelques années à une éclatante révolution, avec ses hauts et ces bas, rien n’est parfait. Et chaque société démarre et entretient les débats à partir de la valeur centrale qui l’anime.
Ici c’est l’individualisme. Alors on tourne en rond assez vite. Je tourne déjà en rond.
Le dernier dimanche de leur présence, il y avait soirée culturelle. J’ai attrapé ceci. Un chant folklorique improvisé, collectif. Magnifique.

