Il faut que je mette mes idées, réflexions, etc sur papier ou sur écran car je sens venir le chaos. C,est tout ça un festival, tout plein de films, tout plein de discussions avec d’autres cinéphiles, et avec la fatigue accumulée, je sens monter la confusion. Et puis, question de mettre un peu d’organisation, je vous présente pèle-mêle avec 3 jours pleins de festival, LE FESTIVAL, mes critiques des films que j’ai vus. Peut-être que ça peut vous aider à choisir à l’intérieur de l’excellente sélection.
1. Les signes vitaux de Sophie Desrape
J’avais beaucoup aimé Recherche Victor Pellerin, qui avit été un ebelle surprise, mélangeant fiction-documentaire. Avec ce dernier film, la réalisatrice plonge dans un sujet, délicat, peu souvent traité dans notre cinéma québécois, la mort tout proche – les malades en phase terminale. Privilégiant la fiction, on suit une jeune femme qui apprivoise la mort, la mort ratée de sa grand-mère, en fait c’est elle qui a raté la mort de sa grand-mère, et sous de faux ou vrais sentiments de culpabilité, de curiosité, bref de quelque chose de troublant et mystérieux, cette Simone devient bénévole pour le dernier moment entre la vie et la mort. Il y a de très beaux moments, tendres. Durs. Danielle Ouimet est excellente. Mais la trame mystérieuse a fini par me lasser et je ne croyais plus au voyage initiatique de Simone. La ville de Québec est froide et chaude à la fois. Caméra intéressante. Je serai toujours curieuse de voir le prochain film de Mlle Desrape.
2. Les beaux gosses de Riad Sattouf
Comédie très loufoque et boutonneuse d’adolescents moches en Bretagne qui sont obsédés par les filles et le sexe. C’est très drôle, bien joué et franchement divertissant!
3. Slovenian Girl de Damjan Kozole
On a rarement la chance de voir du cinéma slovène sur nos écrans. Film très beau, très triste, très dur. Relation père-fille qui devient une métaphore des générations et de leur héritage, post-communisme, etc. À voir si vous n’êtes pas trop déprimés…
4. Persona Non Grata de Fabio Wuytack
Documentaire belge sur le personnage assez intéressant de Franz Wuytack, prêtre, militant, artiste, qui a donné une grande partie de sa vie aux pauvres des barrios de Caracas. Son fils nous livre un hommage-rétrospective-film, bref, un portrait complexe, livré avec une certaine lourdeur.
5. The Red Race de Chao Gan
Je l’attendais celui-là. Magnifique documentaire sur l’entraînement féroce (le mot est tendre) de jeunes gymnastes chinois. Observation du réel magnifique, caméra quasi parfaite. Truqué? Trop court. À voir.
6. Un ange à la mer de Frédéric Dumont
Première oeuvre d’un cinéaste belge. Trop de symboles. Histoire tragique, épouvantable, très forte. Un duel père-fils terrible, mêlant la folie et la mort. Très bons jeux d’acteurs. Une fin ouverte, un film à découvrir.
7. La terre de la folie de Luc Moullet
Ici, on rit de la tragédie. Documentaire utilisant un procédé de mise en scène intéressant. Une certaine région de la France serait plus meurtrière que les autres parce que… Le ton est délicieux, on est partagé entre rire et désespoir. Histoire bien ficelé, humour tout à fait au point. À voir!
8. She, a Chinese de Xiaolu Guo
La mondialisation sous forme d’une fiction. Où tout est possible ou rien n’est impossible. Réalisation délicate sur un sujet universel. Mais un peu lassant.
9. The Trostky de Jacob Tierney
Montréal, et la révolution? Petit bijou de comédie qui fonctionne. Réalisation conventionnelle mais le scénario est brillant. Joli petit film.
10. No One Knows about the Persian Cats de Bahman Ghodabi
Coup de coeur. Phénomène de la musique underground (au propre comme au figuré) en Iran, principalement à Téhéran. Long clip musical avec images interdites, croquées sur le vif. L’Iran comme vous ne l’avez jamais vu. Excellent scénario. Aux frontières du documentaire et de la fiction. À voir.
11. The Time that Remains d’Elia Suleiman
Palestine. Retour en trois actes à sa terre natale pour le réalisateur. Absurde à la fois, magnifique toujours. Comment une situation politique provoque et crée un cinéma singulier et terriblement nécessaire. À voir. Pour la folie, la grandeur, l’absence et l’espoir.
12. Antichrist de Lars Von Trier
Ouf. Égotrip déprimant d’un réalisateur fabuleux. Il a malheureusement beaucoup gaspillé son talent et notre rétention. Film ou farce. Je ne sais pas encore!!!
Je me relis et je me rends compte que ce n’est pas facile de critiquer ou d’annoter une oeuvre. J’ai l’impression d’avoir « tagger » les films par mes observations. Et plus la liste est longue, plus les mots viennent à manquer!!!
Bref, j’espère vous avoir donner des envies!
À suivre, avec une petite pause pour cause de formation sur Scénarisation interactive avec Frank Boyd.


1 comment
Twitted by doucepat says:
oct 11, 2009
[...] This post was Twitted by doucepat [...]