Catégorie
-
Articles récents
-
Commentaires récents
Cinéma, transmedia, culture, lecture
TAGS
afrique animation art audio bande-annonce blogue Canada cibl cinéaste cinéfix Cinéma décennie depardon desserts documentaire entrevue festival fiction film internet kenya liberté Littérature livres montreal musique Nigéria palmarès photos production ptitsbonheurs Québec radio Recettes salé Soudan StoneTown sucré tanzanie théâtre Turquie vacances voyage web2.0 Zanzibar
-
Fil RSS
Sur Twitter, j'ai envoyé...
- RT @DOC_Toronto: We're hosting an info session on #documentary & The CMF @thenfb in Toronto Sept 30. http://ow.ly/2yLv8 You don't want t ... 02/09/2010
- Lucky you! RT @CatbirdProd: Industry pass for #TIFF10. Check. Cannot wait to see Werner Herzog + Errol Morris in dialogue at Doc Conference. 31/08/2010
- volet expérimental FMC enregistre une forte demande - Projets novateurs à la recherche de 90 millions. Budget disponible 16,2 millions.... 31/08/2010
- :( RT @ebertchicago: Canada's Prime Minister meets with Murdoch, gets in bed to infect Canada with Fox News. O Canada! http://j.mp/dikvnz 31/08/2010
- @KarineDubois Génial, je suis en train de lire Uashat de Gérard Bouchard. Magnifique! Je vis "littéralement" sur la Côte-nord moi aussi! 31/08/2010
Cinéma
- 24 Images
- AmenicArt -aventures cinématographiques
- Arrête ton cinéma – blogue d'Hélène Faradji
- Cinémathèque québécoise
- Documentary Field Notes and Flashpoints
- Dominic Morissette – cinéaste et photographe
- enDOCtrinée
- Faire du cinéma en Gaspésie
- Femmes cinéma télévision et nouveaux médias
- Free documentaries
- Hors-Champ
- Interview Project
- Joffrey Monnier
- Journal d'un coopérant – Vidéoblogue de Robert Morin
- Kino-Eye
- La série télé sur le cinéma québécois
- La tête de l'emploi, des films contre le racisme au travail
- Le blogue du cinéma québécois
- Le blogue Dubois
- Office national du film du Canada
- Panorama-Cinema
- Point-of-view documentary on PBS
- Réalisatrices équitables
- Requiem pour un film
- SISMOGRAPHE – Cultures en mutation
Cuisine
Littérature
Médias
Transmédia
web documentaire

Hommes à louer – un documentaire de Rodrigue Jean
C’était un samedi soir. Un film d’une durée de deux heures vingt minutes. Et vous savez quoi? Je n’ai pas envie d’en faire la critique. Mais bien plus envie d’en faire l’apologie. Hommes à louer, de Rodrigue Jean est un grand film, l’un des plus grands documentaires de notre cinématographie. Un film à voir et ce n’est pas un film facile. Filmé sans artifice, portraits de douze jeunes qui se livrent à la caméra avec un naturel défiant le réel et qui nous relate leurs vies de travailleurs du sexe, leurs vies avec leur compagne, la drogue, leur vies qui sont des montagnes russes de lucidité, d’espoirs escamochés. Mais le tout dans une rigueur, une intelligence du regard du rélisateur Rodrigue Jean. Ça dépasse l’empathie car en fait, il s’agit d’un dialogue, qui débute lentement avec une certaine réserve pour débouler dans une vraie conversation. Et nous sommes littéralement happés dans ce jeu de vérité. Bouleversant. J’en suis encore à m’en remettre…
Il y a eu toute une histoire autour de la sortie du film. En fait, la production du film a été arrêté à des nombreuses occasions, révélant un bras de fer entre le réalisateur et ses collaborateurs avec les producteurs (privé et institutions). Mais question de ne pas trop revenir sur cette saga, ce qu’il faut retenir à mon avis, c’est cette lutte sur la durée d’une oeuvre. Durée qui joue sur la manipulaiton du réel. Et Rodrigue Jean avait annoncé ses couleurs bien avant la production du film. Il fallait à tout prix éviter de tomber dans le sensationnalisme. Et son film avait tout les ingrédients pour ; sexe, prostitution, drogue, vies écrochés. Le réalisateur s’est battu et nous avons donc droit à la vraie version du film, une œuvre qui a trouvé sa durée. Pour en savoir plus sur la saga, je vous invite à lire la très belle lettre de Sylvain l’Espérance, une autre lettre d’André Habib et un article d’Annabelle Nicoud.
Alors saga terminée ou pas, le privilège est là. L’accessibilité de cette œuvre, de ce chef-d’œuvre. Comme spectateur, on ne peut pas se défiler de la réalité intègre qui se dévoile sous nos yeux. Ce n’est pas un film facile, je l’ai déjà dit. Mais un film plus que nécessaire. Vous en sortirez émus, vous aurez ri et vous aurez grandi.
Hommes à louer, un film de Rodrigue Jean - © ONF et Informaction
Et ce n’est pas seulement la véracité de son contenu qui en fait un grand film, mais tout aussi des procédés cinématographiques qui deviennent de grandes et puissantes métaphores. On aperçoit très souvent la preneuse son, qui prend le temps d’installer le micro sur la poitrine des jeunes, une brève mise à nu avant la vraie. La ville de Montréal, toujours au loin, floue, indifférente à la vie et l’avenir de ces jeunes. Privilégiant le huis-clos, on n’a jamais l’impression qu’on étouffe. Mais ces jeunes, oui, ils étouffent. Pas de voyeurisme, pas de fausse compassion ou de sympathie hypocrite.
Go. Au cinéma Parallèle du 25 septembre au 1er octobre à 15h15 > 18h00.
Hommes à louer, un film de Rodrigue Jean, 2009.