Un autre livre courageux. Un autre grand moment d’humanité que des mots m’ont apporté. Ce sont les mots de la journaliste et auteure israélienne Amira Hass. Peut-être avez-vous entendu ce nom? Elle écrit une colonne depuis plusieurs années dans le quotidien Ha’aretz. Ici, nos médias lui font souvent référence parce qu’elle a vécu en Cisjordanie (après avoir habité à Gaza) et qu’elle rapporte les événements du conflit israélo-palestinien depuis les territoires palestiniens.

Correspondante à Ramallah : 1997-2003 est une compilation de ses articles de sa période cisjordanienne,  paru en France aux éditions La Fabrique. C’était il y a plus de dix ans mais quand même, à la lecture, suite au conflit de Gaza l’hiver dernier, c’est toujours d’actualité. Elle était et est toujours la seule journaliste israélienne à vivre dans les territoires occupées et et qui écrit sur le quotidien des Palestiniens. Plus, elle ne fait pas dans la subjectivité ou l’objectivité mais bien dans l’honnêteté. Ses critiques vont aussi vers les dirigeants palestiniens que sur la politique d’occupation. En fait, elle partage la vie des palestiniens. Une vie difficile, rempli de morts, de vengeance et d’une mémoire collective qui ne veut pas oublier. Le conflit israélo-palestinien est très complexe. Je ne peux pas dire que je le comprends plus dans sa rhétorique mais dans son humanité, oui. En mai dernier, Mme Hass a été arrêté par la police isarélienne pour avoir vécu en territoire ennemi.

Elle a reçu différents prix de presse, dont le Prix mondial de la liberté de la presse décerné par l’UNESCO en 2003.

Son deuxième roman (que j’attends du Royaune des Livres avec impatience) porte sur ces années à Gaza. Boire la mer à Gaza.

Pour en savoir plus, voici quelques bons liens.
Entrevue de Robert Fisk publiée en août 2001 dans The Independent (UK)
Conversations with History: Amira Hass présenté par UCTV, University of California Television en 2003
Sur le site Le monde interactif en 2000

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Pour des suggestions de lectures et pour en savoir plus sur ces régions du monde où journalisme ne rime pas avec liberté, je vous recommande de commencer vos recherches et découvertes avec les lauréats du Prix mondial de la liberté de la presse. C’est un honnête début…

  • 1997 – Gao Yu, Chine
  • 1998 – Christina Anyanwu, Nigeria
  • 1999 – Jesus Blancornelas, Mexique
  • 2000 – Nizar Nayyouf, Syrie
  • 2001 – U Win Tin, Birmanie
  • 2002 – Geoffrey Nyarota, Zimbabwe
  • 2003 – Amira Hass, Israël
  • 2004 – Raúl Rivero, Cuba
  • 2005 – Cheng Yizhong, Chine
  • 2006 – May Chidiac, Liban
  • 2007 – Anna Politkovskaya, Russie
  • 2008 – Lydia Cacho Ribeiro, Mexique

Si vous avez des suggestions pour moi, je suis prenante!!!