Je vous l’ai déjà dit mais je suis très souvent à la Grande Bibliothèque. La section des films documentaires regorge de vieilleries! qui valent la peine d’être vues ou revues…

La beauté d’un documentaire, c’est sa pérennité. Certains films tombent souvent pile avec l’actualité ou doivent s’y coller car le sujet est brûlant. Mais avec le temps, comme on filme du réel, ce réel s’est transformé et voir ces films après quelques années prend un tout autre sens.

Voici deux exemples que j’ai vus récemment.

Control Room (2004) ou Média sous contrôle pour la version française.
Ce film offre divers aperçus dans les coulisses de la chaîne de télévision arabe Al-Jazeera et du Centcom, le centre de presse de l’armée américaine au Qatar durant la guerre en Irak, du moins à ses débuts. À travers ce regard double, la cinéaste oppose deux approches médiatiques différentes de la guerre en Irak. Avec le recul et les suites du conflit aujourd’hui, ça se digère difficilement mais ça enrichit le cerveau et ses nuances!!! Si vous voulez le visionner sur Google Video.

Taxi to the dark side, plus récent (2007) ce dernier mais tourné sur de nombreuses années, nous plonge au cour du débat sur la torture faits aux prisonniers afgahns, en Irak et évidemment à Guatanamo. Encore plus diffiile à digérer que le président mais oh combien fascinant. Voir ces faucons de la maison de la torture (la Maison-Blanche) nous déblatérer pourquoi ils n’ont jamais respecté la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre, comment ils ont puni les « coupables », qui en fait n’était que des soldats qui n’obéissaient aux ordres. À voir svp.

The Exiles
Mais comme il est bon de sortir de chez soi quelques fois, j’ai vu l’excellent et troublant The Exiles, de Kent Mackenzie. au cinéma du Parc, en copie restauré 35 mm…. ça valait la peine, ça fait du bien du noir et blanc de 1961. Le réalisateur suit un groupe d’amis, des autochtones, pour une soirée à Los Angeles.Ils draguent, virent de bars et en bars et dérivent. À la fois dans un mélancolisme, à la fois dans un désir de résilience. C’est une longue nuit mais elle est belle. Malheureusement, ce n’est plus à l’affiche.