Le 19 février  dernier, dans le cadre des Rendez-vous du Cinéma Québécois, la Bibliothèque Nationale présentait une conférence fort intéressante du renommé penseur, musicien et concepteur sonore Michel Chion.

J’avais lu lorsque j’étais à l’université son essai sur Le son au cinéma. Bref, ce fut 45 minutes d’une pureté académicienne sur ce que M.Chion appelle une combinaison et non une fusion. Il va plus loin et évoque, invente le terme synchrèse, amalgame entre synchro et synthèse. Quand il y a trop de relation entre le son et l’image, rapidement on voit ou entend du dédoublement… alors que lorsque que les relations manquent…on cherche à comprendre.

Voici mes notes…. Le son et l’image ont deux points en commun : le rythme et la granulosité. Mais ils ont bien plus de points fondamentalement différents tels que le cadre (qui tient à l’image, le son n’a pas de cadre), l’incapacité ou le flou narratif du son car le son est de nature événementielle. L’image au cinéma est fixe (je parle du grand cadre, pas ce qui est dans l’image) alors que le son est d’une mobilité incroyable.

Hum. Je vous ai perdus? Moi aussi! C’était palpitant. Il nous a donné l’exemple bien concret de celui du film dans l’avion. On regarde l’écran mais on a les écouteurs sur les oreilles et rapidement on a l’impression que le son vient de l’écran. Car on a des balises et notre cerveau les reconstruit alors que le son provient des écouteurs….

Je vous suggère grandement de consulter son site et principalement son glossaire. Fascinant.

Et ici, si vous en voulez plus avec M.Chion dans une entrevue audio en 1988 de Microfilms sur le site de l’Institut national de l’Audiovisuel.